Alice de Bauer : directeur de la politique environnement
de Renault Le développement durable : un développement qui satisfait
nos besoins sans compromettre, pour les générations futures,
la satisfaction de leurs propres besoins. Pourquoi et comment se sont-elles investies dans le développement durable ? Michèle Pappalardo a accepté le poste de directeur de cabinet de Michel Barnier de 1993-1995 par choix et par opportunité Michèle Rivasi, suite a l’accident de Tchernobyl et aux mensonges sur la dispersion du nuage radioactif, a décidé de s’engager pour l’environnement et surtout pour informer le grand public sur les risques environnementaux Alice de Bauer, démarrage dans l’automobile en 1977. Suite
à sa volonté de concilier automobile et environnement, elle
demande en 1994 la création d’un poste de directeur de la
politique environnementale chez Renault. Le projet initial était
la mise en place d’un management environnemental dans les différents
services de la marque. Michèle Pappalardo : sensibiliser les collectivités locales
aux problèmes de développement durable, ce qui abouti à
un changement des mentalités notamment à une préoccupation
grandissante pour les risques de changements climatiques. Ceci a permis
de faire bouger les mentalités des collectivités et de faire
avancer les entreprises et les administrations locales sur ces problèmes
alors même que l’électeur ne verra pas les résultats
durant le mandat. Alice de Bauer, au moment du rachat par Renault de l’usine de Dacia en Roumanie, il fallait rénover l’usine vieille de 40 ans. Elle a donc demandé un audit environnemental de l’usine, sachant qu’il fallait moderniser l’usine et non pas la détruire pour tout reconstruire. La rénovation de l’usine prenant en compte le développement durable s’est faite grâce aux réseaux internes à l’entreprise mais aussi des réseaux de locaux, notamment des réseaux de femmes qui outre le fait qu’elles sont plus naturellement intéressées par les problèmes d’environnement, ont vu là l’occasion de quitter les postes très durs qu’elle occupaient habituellement pour évoluer dans la nouvelle usine. Quelle est la valeur ajoutée des femmes dans le développement durable? Alice de Bauer : la ténacité des femmes est très importante. Pour l’environnement surtout dans l’entreprise, le fonctionnement est très ‘bottom up’, il est plus facile d’expliquer l’écologie aux métiers que tous les métiers aux écologistes. Il faut donc favoriser le management en réseau ce qui permet de trouver des solutions adaptées et adaptables aux différents métiers, et de favoriser l’implantation de ces solutions. Michèle Rivasi et Alice de Bauer : Les avantages des femmes :
Michèle Pappalardo : des sondages auprès des parlementaires hommes et femmes montrent que les femmes sont plus proches de l’opinion nationale sur les questions écologiques que les hommes parlementaires (ex : 40% des hommes parlementaires pensent que l’avancée des techniques vont solutionner les problèmes écologiques contre 18% des femmes parlementaires et 12% de la population nationale), mais elles restent minoritaires aussi bien au niveau du ministère de l’environnement qu’au sein de l’Ademe. Présentation de Michel Ladet sur
les femmes et l’écologie La protection de la nature divise les nations : sur la question «je
fais tout mon possible pour protéger l’environnement (ex
: tri des déchets…) » le nombre de personnes d’accord
varie fortement entre les pays : L’avenir du développement durable – Conclusions Les femmes ont une réelle valeur ajoutée dans le domaine du développement durable, mais elles ont aussi un rôle très important qui est celui de mobiliser et de former les jeunes générations pour qu’elles apprennent les bons gestes Il y a un besoin urgent de montrer l’exemple au niveau des collectivités
locales mais aussi des institutions (Ademe entre autres) afin que les
gens sentent que l’effort est partagé car les gens ne veulent
pas faire les efforts seuls. Il faut que chaque individu se rende compte
qu’il peut agir et faire une réelle différence. Anne
Frisch
(H.87) |