Deux partenaires fidèles aux Mercure HEC des entrepreneurs
Partenaires originels des Mercure des entrepreneurs HEC, Hélène Wintenberger (H.81), Togeth’Art, et Philippe Bouillet (H.72), Mazars, portent un regard historique sur ce prix de l’Association, et esquissent ses évolutions futures.
Qu’est-ce qui vous a incités à l’époque à soutenir l’événement ?
Philippe Bouillet : Les Mercure sont nés d’HEC Partenaires, une société de capital risque créée en 1986, destinée à investir dans des projets de développement et de reprises : lors de la cession des investissements dans le cadre de la liquidation programmée de la SCR, les camarades ont décidé de dédier le bonus restant à la création d’un prix récompensant l’esprit d’entreprise. Impliqué dans HEC Partenaires et dans la vie de l’Association, je me suis pris au jeu ; Mazars m’a suivi, devenant dès 2001 l’un des sponsors partenaires des Mercure HEC.
Hélène Wintenberger : Faisant partie du groupement Entreprendre au titre de business angel, il m’a semblé logique de participer à ce prix, d’aider des créateurs ou des repreneurs. En développant par la suite, au sein de Togeth’Art, une activité de conseil dans le domaine de l’intelligence émotionnelle, j’ai continué à travailler avec des porteurs de projets, notamment sur la vision. Ces éclairages nouveaux et cette mise en perspective peuvent être un plus pour les lauréats.
En huit ans, quelles évolutions avez-vous constatées dans les dossiers présentés aux Mercure ?
H. W. : Côté modes opératoires, l’organisation des Mercure s’est professionnalisée (appels à candidatures mieux structurés, dossiers construits selon une grille de critères plus élaborée, etc.). Côté contenus, les dossiers des premières éditions bâtis autour de la nouvelle économie ont logiquement cédé la place à d’autres thématiques, comme le commerce équitable, l’international. Enfin, la soutenance orale devant le jury est prise très au sérieux par les candidats, soucieux d’être reconnus par leurs pairs.
Ph. B. : Ce qui frappe, c’est le nombre de dossiers reçus (une cinquantaine en 2006) : il faut saluer l’action du groupement Entreprendre, qui oriente régulièrement des dossiers vers les Mercure, reconnus aujourd’hui comme un must par la communauté. Un label qui peut aider à crédibiliser un projet, notamment pour convaincre des investisseurs.
Quelles modifications futures sont envisageables ?
Ph. B. : D’ores et déjà, le jury a été ouvert à d’anciens lauréats, ce qui a amélioré le dialogue avec les candidats, rendant les jurés plus sensibles encore aux préoccupations des créateurs. Demain les Mercure devraient resserrer leurs liens avec le groupement Entreprendre, des passerelles existant entre ces deux entités.
H. W. : A l’avenir, une Académie des Mercure pourrait être créée. Elle réunirait les anciens nominés et lauréats, notamment pour des opérations “à l’américaine” de levées de fonds au cours de soirées de galas. |