2. Créer son entreprise : la dernière aventure !
- A - L’avis de l'experte : Laurence Antiglio (H. 86), membre du réseau Femmes Business Angels
Laurence Antiglio (H.86) a effectué sa carrière dans le domaine du Marketing et de la Communication (Johnson&Jonhson, Reckitt& Colman, Danone,Young & Rubicam..). Elle est aujourd'hui membre de Femmes Business Angels. Il s'agit d'un réseau de femmes (créé en 2003 par un noyau d'HEC), visant à favoriser le développement de start ups à potentiel par des investissements en capital et la mise à disposition des entrepreneurs de leurs compétences, leur expérience, leurs réseaux. Laurence nous apporte son éclairage sur la création d'entreprise.
Quelles sont les différences entre création et reprise ? Facteurs clés de succès ? Causes d’échecs habituelles ?
Chez FBA, nous ne recevons pas vraiment de projets de reprise, qui en général demandent un processus d’investissement extrêmement rapide donc s’adressent plus à des partenaires déjà en lien avec l’entreprise ou le repreneur.
Concernant la création, les facteurs-clés de succès font l’objet de nombreuses discussions et colloques en particulier au sein des réseaux de business angels. Je vais essayer de synthétiser les constats qui en ressortent, dont j’ai d’ailleurs pu constater la pertinence dans mes propres investissements.
- Ce qui en ressort est tout d’abord l’importance primordiale du profil de l’entrepreneur : idéalement, il devra avoir toutes les qualités requises : compétences dans les notions de base et les outils de la gestion d’entreprise, capacité d'analyse et de synthèse, puissance de travail et organisation personnelle, résistance au stress...
- Ensuite : la nécessité d’être très pragmatique, tourné vers l’action. Le problème est moins de faire des erreurs que de les corriger par des actions et des réactions rapides, concrètement efficaces. Il faut donc privilégier le « faire ».
- Bien sûr la qualité de l’idée, sa spécificité et sa compétitivité sont indispensables. Mais le « time-to-market » peut s’avérer déterminant : arriver trop tôt consomme de la trésorerie, il faut alors savoir limiter ses frais fixes pour durer. Si le marché est mûr, il faudra au contraire avancer très vite pour prendre des positions, quitte à prendre des risques, surtout s’il y a peu de barrières à l’entrée…
Il a pu arriver que des start-ups arrivées trop tôt sur un marché se soient usées financièrement et psychologiquement, et aient préparé le terrain pour le suivant…
Il y a donc un réglage à trouver entre la prudence qà attendre que le chiffre d’affaires se développe pour dépenser, et la prise de risques. « C’est toujours par la trésorerie que l’ont meurt » et cela peut arriver vite, y compris en cas de croissance rapide…
- L’équipe est elle aussi un facteur de réussite ou d’échec : il est indispensable que les co-fondateurs partagent une vision commune quant à l’objectif de la société et son terme dans le temps : un associé pressé de développer la société pour la revendre après 2 ou 3 ans risque d’entrer en conflit avec son co-fondateur s’il aspire, lui, à gérer sa société pendant 10 ou 15 ans….
D’un autre côté, les entrepreneurs qui créent seuls déclarent souvent souffrir du manque de partenaire pour partager les réussites, échanger sur les décisions à prendre au quotidien, et retrouver la motivation après un échec …
Une équipe de profils complémentaires bien en phase sur la vision semble donc être la configuration optimale.
Le diplôme est-il un frein à la création dentreprise ?
En aucun cas ! Les business angels s'accordent à dire que le premier facteur de réussite (ou d'échec) d'un projet est l'entrepreneur, homme ou femme. L'idée, elle, ne vient qu'en 2ème position... Or, un diplôme de bon niveau, a fortiori celui d'HEC, est a priori une promesse de plusieurs qualités clés pour le porteur du projet, citées ci-dessus
Pour convaincre des investisseurs, il est donc fortement recommandé davoir un bon diplôme
Néanmoins, cela ne saurait être suffisant. L'énergie, le pragmatisme, la souplesse par rapport aux changements de contexte et aux obstacles qui ne manqueront pas de surgir, la capacité à bien "collaborer" avec ses investisseurs, le charisme, le réseau, ... vont aussi jouer un rôle dans le développement et la réussite d'une start-up.
En ce qui concerne un éventuel "manque de sens des réalités", je pense que c'est plutôt le manque d'expérience professionnelle qui peut être un handicap, quel que soit le niveau de diplôme. En effet, toute l'intelligence du monde ne peut remplacer les expériences et les apprentissages de toute nature que l'on accumule au fur et à mesure des années et qui rendent les futurs créateurs d'entreprise plus compétents, plus clairvoyants, plus aguerris, plus solides psychologiquement, moins naïfs ...
Les jeunes diplômé(e)s qui se lancent doivent être conscient(e)s de cette faiblesse potentielle : certains savent bien la compenser par une combativité et une réactivité remarquables, et une ouverture aux conseils et aux soutiens qu'ils peuvent trouver autour d'eux, en particulier chez les business angels.
Quels sont les projets types des femmes ?
Le réseau Femmes Business Angels auquel j'appartiens n'est pas spécialisé sur un secteur ou un type de technologie. Par conséquent les projets que nous voyons, qu'ils aient un leadership masculin, féminin (un tiers des dossiers), ou bien mixte (cas plus rare) sont dans chaque cas extrêmement variés. Les projets de femmes que nous avons vus récemment allaient dun logiciel de traitement des photos de microscopes à un test de diagnostic de la dépression en passant par une liste de mariage 100% web...
Cela dit, nous constatons chez FBA quelques "tendances" dans les projets féminins :
- une approche « pratique » : les femmes créatrices dentreprise sont souvent inspirées par la vie pratique, voire familiale : elles ont identifié un problème et ont utilisé leur imagination et leur créativité pour inventer une solution utile. Une conséquence : si les projets B to C sont un peu plus nombreux que les projets B to B au global, cette prédominance est plus marquée dans les projets présentés par des femmes. Autre conséquence : les femmes se lancent souvent avec une nouvelle proposition sur un marché existant, elles se dirigent moins que les hommes vers la création dun marché qui nexiste pas encore. En fait, les femmes aiment savoir où elles mettent les pieds, les hommes ont tendance à être plus joueurs, plus attirés par linconnu. Cela se retrouve dans les types de projets.
- moins de très gros projets : Le peu dattirance des femmes pour les gros risques fait que les projets demandant dénormes investissements seront plus souvent masculins. Sauf dans des domaines forcément très consommateurs de fonds comme par exemple les biotechnologies
- en termes de secteur, bien sûr les projets dans les cosmétiques ou la mode seront plus souvent portés par des femmes, même si on trouve aussi des hommes sur ces thématiques. Dans le domaine de l'enfance, ou dans les services à la personne, les projets que j'ai croisés se répartissent vraiment entre hommes et femmes contrairement à certaines idées reçues. La restauration, secteur qui attire un bon nombre de créateurs d'entreprise, est aussi très "mixte". Idem pour les projets à forte dimension environnementale.
- en termes de technologie, la présence d'une innovation voire d'un brevet semble aussi fréquente dans les deux cas. De même, les nouvelles technologies sont au cœur d'un bon nombre de projets de femmes, même si c'est une caractéristique plus marquée dans les projets masculins. Et dans les jeux vidéos jusqu'à présent, je n'ai vu que des hommes !
Quelles sont les forces et faiblesses des projets féminins et des créatrices féminines ?
Les femmes osent moins : il arrive parfois que certains projets manquent d'ambition et ce sera plus souvent le fait d'une équipe féminine... mais ce n'est pas très fréquent, les créateurs ayant plutôt tendance à présenter des projets à la croissance exponentielle ! Quoi quil en soit, il est vrai que sil y a plusieurs hypothèses de levée de fonds pour un projet, les femmes, soit par prudence soit par manque dassurance, choisiront plus souvent « le bas de la fourchette », donc une version plus limitée du projet.
Elles sont plus attachées à la maitrise de leur projet : elles peuvent se montrer plus réticentes à lever des fonds importants par peur dêtre diluées dans le capital, et de perdre le leadership du projet. Elles ont a priori plus « peur » des actionnaires, plus peur demprunter et donc au global, elles demandent moins dargent que les hommes. Ceci peut limiter les risques sur un projet mais cela peut aussi le ralentir.
Les femmes peuvent se montrer particulièrement tenaces, ce qui est un vrai facteur de succès. Ne pas se décourager, avoir de la constance, surmonter les difficultés sont des impératifs pour les entrepreneurs, et les femmes savèrent très adaptées à ces nécessités. Dans certains cas, cela pourra se transformer en obstination, malgré des signaux négatifs, parce quelles peuvent développer un attachement très affectif à leur projet.
Les femmes, qui naiment pas beaucoup les risques, ont tendances à « bétonner » leurs dossiers, en creusant chaque question, en anticipant chaque problème potentiel. Par là, elles peuvent être plus rassurantes pour un investisseur.
Bien sûr, ces « tendances » dans « les forces et les faiblesses féminines » peuvent à tout moment trouver leur contre-exemple car le domaine des start-ups est vraiment très varié, souvent inattendu, ce qui participe de lintérêt dêtre business angel !
Si être business angel vous tente :
www.femmesbusinessangels.org , laurence.antiglio@mailhec.com
- B. Les témoignages des créatrices d’entreprises.
- Emilie Gobin (H.09),co-fondatrice et Présidente du Directoire, l’Usine à Design, Lauréate du Prix Trajectoires Jeune Pousse 2011
Pourquoi avez-vous créé votre entreprise ?
Le projet est né à HEC Entrepreneurs, alors même que Toni (industriel du meuble, 60 ans), Charles (M09, passionné de design et de commerce), Vincent (H09 supply chain), et moi-même faisions le constat qu'à part IKEA il n'y avait pas de design démocratique. Que choisir IKEA c'était choisir d'avoir la même étagère Billy que son voisin, et d'avoir une expérience d'achat plutôt pénible (montage, déplacement, lourdeur...). Alors nous nous sommes dit "pourquoi ne pas garder le meilleur du monde du meuble d'avant IKEA (le choix, la qualité, le sur-mesure) et le meilleur de l'après IKEA (prix, design...) et l'idée de L'Usine à Design a fait son chemin : du mobilier à prix usine, le choix des clients de personnaliser son meuble, et l'accès à une communauté de designers !
Quelles ont été les étapes ?
Après HEC Entrepreneurs en 2009, j'ai entrepris l'étude du « business model ». C'était une vraie start-up car le premier jour, en juillet 2009, nous étions dans un garage du 15e arrondissement avec l’équipe fondatrice ! Puis nous avons lancé notre site internet en octobre 2009 et les premières ventes ont eu lieu. Les étapes se sont accélérées avec un passage sur Capital sur M6 en janvier 2010, un roadshow jusqu’à la levée de fonds et la signature en mai 2010. La clé de voute est d'avoir au quotidien une équipe mobilisée autour de cette même aventure et de ces valeurs, et d’avoir 50 fournisseurs de qualité dans le monde entier.
Comment avez-vous financé le projet ?
Sur fonds propres puis levée de fonds de 1,6M€ en mai 2010 auprès d’un fonds de VC (CM CIC Capital Privé).
Quels ont été vos soutiens ? Avez-vous rencontré des difficultés ? Quels ont été les freins ?
Nous avons bénéficié de nombreux soutiens de la communauté HEC et d’HEC Entrepreneurs. Une équipe complète, ultra dynamique et investie a réellement été un facteur déterminant. Par contre il a été plus difficile de s’y retrouver au démarrage dans le monde des fonds d’investissement.
Quelle a été la vision de votre conjoint et de votre entourage ?
Mon compagnon est aussi créateur (PressKing), donc nous avons eu une compréhension et un soutien mutuels. Mes parents étaient très fiers évidemment !
Vos 3 conseils à une créatrice d’entreprise ?
C'est une aventure exceptionnelle qui se partage avec son équipe (les plus belles joies et plus grandes réussites à plusieurs) malgré ou grâce à l'engagement permanent que cela implique. Savoir que l'on travaille en accord avec un projet, ses valeurs et des gens que l'on aime est une satisfaction permanente.
« Do’s and don’t » ?
Le client doit être au centre de tout, il faut savoir s’entourer avec des experts et des spécialistes, et avoir la maîtrise des fournisseurs.
Claire Flury a profité dune disponibilité retrouvée à la retraite pour lancer son entreprise. Partageonsnosfêtes.fr propose, depuis quelques mois, des astuces, conseils et idées de thèmes, jeux, déco pour organiser et animer des fêtes d'enfants et d'adultes, et, éventuellement, acheter en ligne le « mode demploi » correspondant.
La retraite venue, Claire Flury (HECJF.72), qui a assumé différentes responsabilités dans le secteur bancaire, nentendait pas poursuivre dans la même voie. En plus dun engagement social bénévole, elle a éprouvé le besoin de construire un projet à elle. « Mon blog ne répond à aucune « nécessité » extérieure ; simplement, il me tient véritablement à cœur » explique Claire Flury. Et lon comprend vite que son niveau dexigence nen est que plus élevé !
Car il ne sagit pas seulement de se faire plaisir. Une fois la « vie active » quittée, la question de la reconnaissance se pose. Pourquoi choisir ce thème de la fête ? « Une fête, cest un moment que lon prend pour dire et montrer aux personnes que lon a invitées quon les aime » explique Claire. « Préparer la fête permet à la fois prolonger ce moment et aussi den intensifier les souvenirs ». Ses amis et sa famille restent perplexes devant lénergie quelle consacre à une thématique qui leur semble « frivole ».
« Le projet a pris progressivement racine, », raconte Claire, « entre mon envie de susciter un partage autour des fêtes, mon goût pour lécriture et le fait que je disposais, enfin, de temps libre ». Elle a commencé à écrire des articles sur les blogs dune autre passionnée dInternet et, après deux ans, sest décidée à voler de ses propres ailes. Elle a publié « Le guide des fêtes réussies », aux éditions LEDUC.S , et ouvert deux blogs, lun de partage didées sur les fêtes entre amis, lautre de commercialisation en ligne de kits danimation complémentaires à ces idées
« La création dentreprise est une aventure fondamentalement individuelle », dit-elle, « cest ton projet qui compte, ton instinct, ton envie, tes idées. En association, chacun se « perd » un peu. ». En revanche, elle croit beaucoup aux collaborations multiples, sur des projets ponctuels, afin douvrir son champ de compétences, tout en conservant le leadership.
Claire a dû apprendre le b-a-ba de le-commerce : créer les blogs, travailler le référencement naturel, organiser un site marchand, choisir la structure juridique adaptée etc. « Cest aussi une immense satisfaction, tout ce que jai réalisé, dont je ne me sentais pas nécessairement capable ». Quinze mois après le lancement, www.partageonsnosfetes.fr. compte 900 visites par jour.
« Mon « modèle économique » qui consiste à proposer en téléchargement des fichiers numériques est intéressant car il ne nécessite pas de stock. Mon seul investissement, cest mon temps » explique Claire. Ses deux conseils ? «Ne pas sautocensurer : on est capable de bien plus quon ne le croit ! Et, si on peut se le permettre, ce qui bien entendu nest pas toujours possible, faire confiance au temps. »
- Alix Pradère (H.94), fondatrice de Jalma
Alix Pradère (H.94) a fondé Jalma en 1997, un cabinet de conseil dans le secteur de la santé et de l’assurance santé. Aujourd’hui, Jalma pilote plus de 100 projets par an pour un CA de 14M€, et compte 85 collaborateurs.
« C’était, au fond, plus risqué de chercher à faire ce que j’aimais en intégrant une entreprise qu’en fondant la mienne » énonce tranquillement Alix Pradère quand on lui demande pourquoi, trois ans après être sortie d’HEC, elle a créé Jalma, société de conseil spécialisée dans la santé et l’assurance santé. Une réponse paradoxale mais qui révèle finalement bien ses véritables moteurs, à commencer par une farouche envie d’entreprendre.
Pour s’assurer de travailler sur ce qui vous intéresse, quel meilleur moyen que de créer son entreprise ? Car l’un des autres ressorts d’Alix, c’est son intérêt pour la santé : pour la grandeur de la mission, bien sûr, mais aussi pour les enjeux socio-économiques, la composante technologique de ce secteur en pleine croissance.
À sa sortie d’école, Alix rencontre son futur associé, chez Gras Savoye, leader du courtage en assurance. Il s’agit d’imaginer des mécanismes d’assurance santé, répondant aux besoins des clients mais aussi à la nécessaire maîtrise des dépenses. Dans un secteur jusqu’alors très cloisonné, des dispositifs impliquant à la fois patients, assureurs, professionnels de santé sont, pour la première fois, explorés et déployés à grande échelle. Alix saisit toute l’ampleur des solutions à inventer et trouve, dans le lancement d’un cabinet de conseil, les moyens de concilier sa soif d’innover et cette envie de créer une entreprise qui l’avait déjà menée à HEC entrepreneurs.
Pendant quelques mois, Alix et son associé définissent leur offre, l’affinant au fil des rencontres, bâtissant patiemment réseaux et crédibilité. Groupama, leur confie rapidement leur première mission : définir le mix marketing susceptible d’imposer, auprès des clientèles urbaines, ce poids lourd de l’assurance en milieu rural. Le projet, à forte visibilité, dure 3 ans et établit la légitimité de Jalma.
«D’emblée nous voulions croître, vite, et nous avons géré ce développement en nous auto finançant » explique Alix. Quand on lui demande ce qui lui a paru le plus difficile, Alix n’a pas de réponse immédiate, même si elle tient à préciser que « toute vie professionnelle connaît des moments euphoriques et des moments plus difficiles », entrepreneuriale ou pas. À la réflexion, Alix évoque la difficulté de consacrer du temps à son propre développement professionnel. Elle raconte qu’elle s’occupe d’abord de son équipe, de ses clients… avant de s’interroger sur ses propres besoins !
Régulièrement désormais, « je garde du temps pour analyser à la fois les difficultés et les opportunités pour l’entreprise et pour moi, à prendre du recul » explique-t-elle ; « quand on est mobilisé pour faire avancer son entreprise, c’est facile de ne pas penser à soi ».
Son conseil aux jeunes entrepreneurs ? « la santé est un secteur très porteur et qui a besoin d’entrepreneurs ! Pensez-y…»
- Hanane EL JAMALI (MS03), fondatrice et dirigeante de Wallace, une agence de conseil en communication. Drink Me, son projet précurseur de plateforme de sourcing de tendances et d’innovation pour les agences de communication vient d’être sélectionné pour faire partie du programme HEC Start-up in vitro.
Comment t’es-tu lancée dans l’entreprenariat ?
Je suis née dans un milieu d’entrepreneurs, avec de très fortes valeurs d’indépendance et de liberté. L’entreprenariat a toujours été pour moi une évidence. Dès le mastère, j’ai creusé quelques idées. Mais je n’ai lancé l’agence qu’en Février 2007, après 4 ans passés chez DDB , suite à une rencontre décisive en 2005 avec mon futur associé, Anthony Gutman (Sciences Po 2000).
Comment se sont passés les débuts ?
Très durs. Au début on travaillait chez nous, la confiance a été difficile à acquérir car nous étions jeunes, sans portefeuille client, et sans aucun investissement préalable. Nous avons donc excessivement donné pour s’acheter une crédibilité.
Par ailleurs, la plus-value métier initiale est très vite étouffée par le quotidien car il faut traiter les clients, faire le commercial, gérer la compta, …etc., le tout simultanément.
Mon conseil : ne pas hésiter à solliciter des investissements extérieurs pour se lancer de manière plus sereine et plus rapide.
Qu’est ce qui t’a permis de tenir ?
La passion. J’adore la sensation que procure la naissance d’une idée, son évaluation, le montage de l’entreprise, les premières confrontations au marché, les premiers clients qui nous font confiance. S’il ne tenait qu’à moi, je serais tous les jours entrain de créer une nouvelle entreprise. Heureusement, mon associé a beaucoup plus la fibre gestionnaire, la constance et la stabilité nécessaires pour développer une entreprise. Il contrebalance mon envie permanente de nouveauté.
Où en es-tu aujourd’hui ?
On poursuit le développement de l’agence, tout en étant ouverts à toute transformation, même radicale, de notre business de départ. Nous avons de belles références telles que Fauchon, La Poste, la Caisse d’Epargne, Pepsico.
L’agence n’est qu’une « rampe de lancement » dans le monde de l’entreprenariat. Ce n’est pas une fin en soit mais le début de mon aventure entrepreneuriale.
Nous avons lancé depuis quelques mois Wallace l’APPART, centre d’affaire dédié aux professionnels de la communication (version pilote), car nous avons ressenti de manière très forte leur besoin d’évoluer au sein d’une communauté qui leur ressemble.
Et notre attention se porte particulièrement sur DRINK ME, le projet de plateforme de sourcing des tendances et de l’innovation dédié au monde de la communication, que l’on monte avec un nouvel associé, Laurent Martin (MS HEC 07).
Que dirais-tu à celles qui ont peur de se lancer ?
Que la peur est un signal intérieur fort à ne pas négliger. Elle renvoie souvent à une question fondamentale non résolue, sur laquelle il convient de travailler autant que possible.
Aujourd’hui – et contrairement au tout début de ma vie entrepreneuriale - je me surprends parfois à avoir peur car j’ai des responsabilités qui viennent en contradiction avec mon besoin fondamental de liberté : j’ai une équipe, je suis responsable d’une entreprise, et contrairement à un job, je ne peux pas tout lâcher du jour au lendemain.
Mais j’apprends à maitriser cette sensation, par l’échange permanent avec d’autres entrepreneurs, à commencer par mon associé, et je me rapproche surtout de plus en plus des métiers qui me passionnent. Ça me permet de me dire que quoi qu’il arrive, je me serais bien amusée !
- Michèle Gasquet (H.79), a repris l’entreprise SOFRAEVE
Michèle Gasquet a fait un parcours classique au sein de grands groupes avec comme dernière expérience la Direction Générale de la Caisse Régionale Groupama Picardie Ile de France soit 700 personnes sous sa responsabilité. Elle a repris la société SOFRAEVE en 2004, une société de service dont le métier est dentretenir et de créer des espaces verts (élagage et soins des arbres, entretien de résidences, création de jardins auprès dune clientèle de particuliers fortunés). Située en région parisienne, elle emploie 60 personnes et réalise un chiffre daffaires de 3,5 Millions dEuros.
Michèle Gasquet est membre du club HEC Entreprendre, membre dun club de Chefs dentreprise de lAPM (Association Progrès du Management) et impliquée dans différentes instances représentatives de la profession au sein de lUNEP (Union Nationale des Entreprises du Paysage).
1/ Pourquoi avoir repris une entreprise ?
Jai quitté la Caisse Régionale Groupama Picardie Ile de France en 2001 avec la volonté de devenir mon propre patron, ayant acquis la certitude que la seule vraie légitimité est celle du capital et que travailler dans un grand groupe, même avec des responsabilités importantes, est une « fausse sécurité ». Aujourdhui, jai une nouvelle vie. Ma vision de lentreprise nest plus que financière, et je peux parler dune certaine forme d« attachement ». Ma liberté de décision est totale et cela est très appréciable, même si parfois je me retrouve seule pour prendre des engagements cruciaux : comment rendre mon entreprise plus pérenne, plus solide, plus profitable ?...
2) Quelles sont les différentes étapes ?
Reprendre une entreprise représente un vrai parcours du combattant. Repérer la cible, négocier avec le cédant, boucler le montage financier avec les banques et enfin sinstaller aux commandes de lentreprise prend du temps. Dans mon cas, ces différentes étapes ont duré presque 2 ans. Jai tout particulièrement apprécié cette période, où je faisais les choses à mon rythme.
Ce parcours dun grand groupe à la reprise dune PME et de Dirigeant salarié à Chef dentreprise représente une vraie rupture. En effet, être son propre patron, cest ne plus avoir de référent, cest être en première ligne. Cest aussi donner véritablement une partie de son identité à lentreprise.
3) Quels soutiens avez-vous obtenus ? Comment a réagi votre entourage ?
Mon entourage a toujours été favorable à mon projet de reprise. Dès le début, jai testé mon projet auprès de mes proches et jai tout de suite été encouragée. Ainsi, des membres de ma famille ont spontanément proposé de participer au financement de la reprise que jenvisageais. Un ami repreneur, mon ancien patron et une amie de promo (Mercedès Erra pour ne pas la citer) mont également apporté leur soutien financier et moral ! Cela a très vraisemblablement constitué une caution supplémentaire vis-à-vis de la banque qui a financé mon opération de reprise.
4) Quels conseils donneriez-vous à une future repreneuse ?
Bien mesurer et nourrir sa capacité dendurance pour franchir les nombreuses et longues étapes pour aboutir.
- Bruno Torrès (M01) a fait l’acquisition de MEDI-TEST en 2007.
Société de négoce, de vente, de service et de marketing, spécialisée et reconnue par les instances scientifiques du marché français de l’imagerie médicale, MEDI TEST fête en 2009 ses 25 ans. Bruno Torrès s’est engagé dans cette dynamique entrepreneuriale après avoir été Directeur de l’activité Radiothérapie et Médecine Nucléaire de SIEMENS Medical Solution. Âgé de 43 ans, il possède une très grande connaissance du marché de l’imagerie médicale et de ses enjeux puisqu’il a, entre autre, introduit sur le marché français à la fin des années quatre vingt l'ostéodensitométrie par rayons X.
Bruno a été Secrétaire de l’Association HEC Repreneurs de 2006 à 2007. Il est membre de HEC Pôle Entreprendre.
1) Quelles sont les différences entre création et reprise dentreprise ?
Ce nest pas du tout la même démarche !! Tout dabord le financement du projet. Celui-ci est argumenté dans du concret dans le cadre dune reprise, sur des estimations dans le cadre dune création. En ce qui me concerne, la cible que javais définie était une entreprise de fabrication et/ou de vente et/ou de service, de matériel médical ou de technologies complexes, sur la France entière, pour un prix de cession de 700 K€ à 2 M €, un chiffre daffaires de 1 à 5 M€, un effectif de 5 à 25 personnes et de santé financière « in bonis ». Des perspectives de croissance à linternational auraient été un plus. Je recherchais des conditions de transmission classiques avec possibilité daccompagnement et la perspective dun financement avec un apport financier en cohérence avec la valorisation de lentreprise recherchée.
Une autre différence très importante quil me semble important de prendre en considération est bien entendu la rémunération du créateur ou du repreneur. Enfin, la démarche est très personnelle : le besoin de créer une idée ou den reprendre une.
2) Quels sont les facteurs clés de succès de la reprise dentreprise ? Tes conseils ?
Pour mener à bien une reprise, il faut être préparé et organisé ! Il nexiste pas vraiment de « parcours type du repreneur », mais il faut avoir certains réflexes et surtout faire appel aux bons contacts au bon moment. Ainsi, vous mettrez toutes les chances de votre côté.
Je décomposerai néanmoins ce « parcours » en 8 étapes essentielles :
- réflexion
- préparation
- recherche de cibles
- diagnostic
- négociation
- audit
- « closing »
- prise en main de lentreprise et formalités administratives.
A chaque étape, plusieurs intervenants peuvent être là pour vous guider et vous conseiller. Il ne faut pas hésiter à les solliciter et choisir le professionnel auquel vous faîtes le plus confiance. Certes, faire appel à un conseil peut impacter votre budget, mais cest avant tout une garantie !
Ajoutez à cette liste les expertises particulières dont vous pourriez avoir besoin, en brevet, en marques, en normes environnementales, etc.
Quelle que soit la taille de l'opération que vous menez, faites appel à un conseil pour vous aider, ne serait-ce que pour la relecture des documents (bail commercial, lettre d'intention, etc.). Plus vous êtes conseillé, mieux vous êtes protégé. Attention : il existe des conseils non professionnels et sans aucune déontologie.
Mes conseils :
Cibler : une démarche personnelle pour laquelle les dirigeants dexpérience ont plus de chance de réussir. La connaissance du secteur est primordiale. Choisir un leader ou potentiel leader.
Approcher le cédant en neutralité.
Négocier toujours à deux : un méchant un gentil, classique.
Financer un projet raisonnable
Auditer, particulièrement la clientèle
Contracter un avocat très rapidement
Asseoir rapidement son leadership avec méthode
Constituer et organiser précisément son équipe
Ne pas perdre de temps et agir en professionnel
3) Quelles sont les causes déchecs habituelles ?
Il faut prendre conscience des difficultés inhérentes au processus de reprise. Les causes déchecs sont nombreuses. Elles doivent être connues par le porteur de projet afin de pouvoir au mieux les juguler.
Selon moi, une des principales causes déchec est la méconnaissance du secteur. Selon une étude dOséo consacrée à la transmission des PME, réalisée récemment sur un échantillon représentatif de 3 000 dossiers garantis, la connaissance du secteur savère primordiale. En effet, un repreneur sans expérience du secteur voit les risques déchecs augmenter de 50 %. Le chiffre est significatif. A linverse, une connaissance du secteur réduit le risque moyen déchec de 10 %. Un chef dentreprise ne percevra pas avec la même acuité certains clignotants du fait quil soit du secteur ou non. Quel que soit le risque, il est beaucoup plus facile à gérer si le repreneur est du secteur.
Mais il existe beaucoup de beaux exemples de repreneurs qui se sont lancés dans un nouveau secteur dactivité. Il ne faut pas généraliser ! Une chose est certaine : une mauvaise entente avec le cédant est un facteur déchec. En effet, pour les cédants, il est important daccepter lidée que leur entreprise puisse être dirigée différemment et ce nest pas toujours simple !
Enfin, un remboursement de la dette budgétée sur des capacités surestimées de lentreprise et du marché. Les entreprises restent fragiles tant que la dette « stérile » liée au financement de la reprise nest pas remboursée.
- C. Quelques créatrices d'entreprises.
- Adèle Bounine (H.09) et Nathalie Fargeon (H.09) ont lancé ensemble le 15 avril 2010 émoi émoi, le premier grand magasin en ligne de la mode de maternité et d’allaitement : 18 marques françaises et étrangères pour looker les futures et jeunes mamans, photos + vidéos des défilés pour voir les vêtements en mouvement, échanges et retours offerts pour essayer en toute tranquillité.
- Julie Coutton (H.09) a co-fondé J'aime attendre, le bison futé en ligne des files d'attente, qui vous indique gratuitement l'heure creuse pour appeler la CAF, le jour où vous rendre dans votre agence bancaire sans perdre de temps, voire l'horaire le plus smart pour réserver un billet en ligne sur Air France.
- Fleur Phelipeau (H.09) est la fondatrice de D-Lab, la première marque de compléments alimentaires beauté & vitalité dédiée aux femmes actives, qui propose 32 formules naturelles distribuées sur le web puis dans les commerces de proximité.
- Isabelle Rabier (H.09) est co-fondatrice de la société de cosmétiques Dermance, première maison de soins dédiés aux peaux matures. Vendue à domicile, la marque propose une nouvelle génération de réunions réservées aux femmes de plus de 50 ans, à travers des ateliers conviviaux.
- Tatiana Jama (MS.08) a créé avec Lara Rouyrès (MS.08) le site Dealissime.com qui offre chaque jour des bonnes affaires sur des services dans les plus grandes villes de France: restaurants, spas, stages, etc... à prix discount. Mais attention, les bonnes affaires ne durent pas, contrairemenà Dealissime.
- Céline Lazorthes (MS.08) est la fondatrice de Leetchi, jeune entreprise pionnière dans la création de cagnottes en ligne, entre amis ou collègues.
- Gabrielle Portnoï (MS.08) a fondé, avec sa sœur Deborah, T1SCH, la maison-mère de TVisual, la première chaîne de télévision généraliste bilingue langue des signes / français oral à destination des personnes sourdes, entendantes et malentendantes. 100% des programmes sont présentés en langue des signes française, doublés en français oral et sous-titrés. Au moment où la loi contraint les chaînes généralistes à prendre en compte les malentendants, T1SCH a une longueur d’avance pour faire des programmes qui leur sont destinés des émissions d’entertainment à part entière.
- Victoire Finaz de Villaine (M.07) a créé Abanico, une nouvelle marque de chocolats de création qui veut faire du chocolat un plaisir quotidien. Cadeaux d'entreprise parfaits mais aussi pour offrir, les produits Abanico sont originaux et raffinés et invitent à la dégustation.
- Alix Poulet (H.07) est co-fondatrice du site e-citizen, le grand magasin bien-être / écologie, véritable place de marché responsable qui propose un vaste choix de produits verts à prix réduits allant de la beauté bio à la mode éthique.
- Shahine Ismail (CESA.05), d'origine indienne, a créé L'Arbre de Vie, qui propose une approche corporelle de la gestion du stress et contribue à soulager les méfaits du stress. Sa démarche originale conjugue l'écoute et l'approche corporelle bienveillante. Elle propose des séances individuelles de shiatsu, forme d'acupuncture digitale, à son cabinet et intervient également en entreprise sur les thèmes de la concentration et de la cohésion d'équipe.
- Anne-Béatrice Sonnier (M.05) a créé MyArchiveBox, une société spécialisée dans l'archivage numérique pour les particuliers qui leur permet d'avoir accès à tout moment d'un simple ordà un serveur sécurisé contenant tous leurs documents importants (diplômes, fiches de paie, passeport, factures, actes notariés, etc...).
- Sandrine Murcia (MS.97), précédemment Directrice Marketing Europe du Sud pour Google, a créé et dirige Mind Blush, cabinet d’accompagnement en gestion de projets innovants et exemplaires dans le développement des usages grand public liés aux nouvelles technologies. Elle est également depuis 2010 présidente deSilicon Sentier.
- Alexia de Bernardy (MS.96) dirige, depuis 2004, Filapi qui gère des centres de loisirs privés à destination des 3à Boulogne, Clichy et Courbevoie. La société emploie 10 salariés à temps plein et 30 intervenants extérieurs (artistes, sportifs, etc…) et a accueilli 3.000 enfants. Avec un taux de croissance annuelle de 43%, la société compte parmi ses clients le Crédit Agricole, BNP Paribas Assurance, Axa-IM, EDF, L’Oréal, qui ont compris que l’offre Filapi répondait à leur souci de valoriser l’attractivité de leur marque employeur…et que subir un problème de garde d’enfant leur coute 1,6 fois plus cher que de proposer Filapi à leurs salariés. Sa fondatrice est en vidéo ici.
- Stéphanie Cardot (H.94) est la fondatrice de TO DO TODAY, conciergerie d’entreprise. Voyez en cliquant ici une interview où elle parle de l’entretien d’embauche, qu’elle connaît bien puisque sa société affiche près de 5 millions d’euros de CA.
- Anne-Laure Frossard (H.93) est à la tête de Tagea Conseil depuis 2004. La société, qui accompagne les entreprises sur leur stratégie marketing, réalise les études clients (en qualitatif et/ou quantitatif) et traitements d'informations nécessaires pour cette réflexion marketing. Elle est également l'auteur du "Tour du Marketing en 12 Etapes" aux Editions Dunod, ouvrage notamment destiné aux créateurs d'entreprises pour la réalisation de leur étude de marché.
- Peggy Desplats (H.95) a créé en mars 2010 Cassiopée Films une société de production audiovisuelle qui revendique le goût des belles histoires. Cassiopée Films produit à la fois des films de fiction, courts métrages, programmes courts et films de long métrage, ainsi que des films institutionnels. Leur point commun ? Raconter une histoire et toucher son public.
- Christine Ivetich (MBA.92) a créé Delicesweet, la première boutique en ligne de saines douceurs sans gluten, sans sucres ajoutés, sans aspartame. En partenariat avec l'Association Française des Diabétiques et l'AFDIAG (association des intolérants au gluten), cette jeune entreprise propose à de nombreux intolérants alimentaires de rester gourmands tout en gardant une alimentation saine!
- Dominique Hadria (H.83) dirige Business & TV qu'elle a créée en 2001. La société, qui éditorialise et réalise pour les marques des contenus d'information vidéo originaux et qui parlent vrai, est le fruit d'une double culture de stratégie-management et de journaliste-TV. Elle aide les marques à créer du lien, à communiquer leur univers et leurs và réussir le changement et à démontrer leur responsabilité sociétale
- Marielle Poisson (EMBA.98), associée fondatrice de Dikaios, cabinet d’avocat dédié aux PME-PMI
- Isabelle Rabier (H.09), co-fondatrice de Laboratoires Dermance, première maison de soins dédiée aux peaux matures.
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D. Divers et infos pratiques avant de vous lancer .
« Tout ce quon doit savoir pour monter sa boite », avec laide de lAgence pour la Création dentreprise : www.apce.com (BIBA Mars 2011)
- Je choisis quel statut ? Si on est seule commencer par une EURL qui peut évoluer en SARL. Si on est plusieurs, on préfère SARL ou SAS
- Un organisme qui soccupe de toutes les formalités ça existe ? Oui ce sont les Centres de Formalités des Entreprises (CFE) on peut remplir les documents en ligne sur www.guichet-entreprises.fr
- Je peux cumuler avec une activité salariée ? oui mais si votre contrat de salarié contient une clause dexclusion ce nest valable quun an. On peut aussi prendre un congé dun an ou un temps partiel
- Avec 0 € de capital cest possible ? Oui pour une SARL ou EURL, mais à moins que la matière première ne soit votre cerveau, il faudra du financement !
- Je peux commencer mon activité sans avoir officialisé la structure ? On peut démarcher mais pas émettre de devis ni facture, donc risqué..
- Je fais comment pour me payer ? Pas évident car un salaire revient cher quand on ajoute les charges. Si on est gérant il y a moins de charge. On peut aussi se rembourser des frais liés à lactivité ou lorsquon travaille chez soi, une partie du loyer, EDF, téléphone
- Ladministratif me fait flipper, je fais quoi ? Intégrer une coopérative dactivité. Moyennant 10% du CA elle soccupe de la gestion juridique et administrative du business.. On devient salarié de la coopérative, en gardant nos droits sociaux. www.coopérer.coop
- Pensez aussi au Crédit Impôt Recherche, un financement que vous pouvez obtenir dès que vous investissez dans des développements, même informatique, sils nécessitent des compétences dingénieur spécifiques. Voir sur le site doseo : http://www.oseo.fr/votre_projet/creation/guides_de_la_creation/credit_d_impot_recherche_cir
Organisations/associations de soutien aux créatrices dentreprise
En quoi la question de la création dentreprise est-elle spécifique pour les femmes ? Si lintérêt de se joindre à un ou des réseaux est évident quand on devient chef dentreprise (a fortiori si on travaille seule), faut-il pour autant privilégier une association de femmes ?
Sil sagit de rechercher des informations sur la création dentreprise, les sites généralistes semblent devoir être privilégiés, tels que lincontournable site de lAgence pour la création dentreprise APCE, celui du BGE, anciennement Réseau des boutiques de gestion, et le portail officiel des Auto-entrepreneurs (pour celles qui choisiront cette forme juridique) car ils répondent exhaustivement à toutes les questions, sà jour en permanence et disposent dantennes dans toute la France.
Par contre, puisque de nombreuses initiatives ont été prises pour favoriser la création dentreprises par les femmes (qui aujourdhui ne représentent que 20 à 30 % des créateurs), elles ont tout intérêt à profiter de ces outils de « discrimination positive » ! Elles peuvent ainsi bénéficier de financements spécifiques, tels les prêts du FGIF Fonds de garantie à linitiative des femmes ou dun environnement « dincubation » mis en place par la Fédération pionnières à Paris et dans 5 autres régions pour accompagner des projets innovants développés par des femmes en recherche demploi. De nombreuses associations organisent chaque année des trophées qui récompensent des initiatives portées par des femmes, leur permettant de se faire connaitre ou dobtenir des dons. Le site Maviepro qui par ailleurs contient des dossiers juridiques intéressants sur le monde du travail, a dressé la liste de tous ces concours.
Enfin, restera le choix, tout à fait personnel, professionnel ou militant, du réseau qui permettra à la créatrice de trouver des soutiens et de participer à une vie associative : plutôt un réseau mixte sectoriel, ou féminin régional - comme les associations Femmes et Entreprises en Bretagne ou ActionElles à Lyon et Marseille - , ou lié à son école dorigine - dans notre, cas, HEC au féminin et HEC Entreprendre.
- Les Mompreneurs
Le terme de « mompreneurs », contraction de « mom » et « entrepreneurs », nous vient des Etats Unis, qui aiment mettre un nouveau mot sur chaque phénomène de société qui commence à prendre de l’ampleur. Les mamans entrepreneurs ce n’est pas nouveau, mais on est loin des réunions Tupperware des années 60. Le phénomène s’est grandement développé depuis les années 2000, surement grâce à la démocratisation d’Internet qui permet à n’importe qui de vendre à partir de son salon… et en l’occurrence qui permet aux mamans de faire du business en même temps qu’elles s’occupent de leurs enfants.
Il y aurait ainsi 10 millions de mompreneurs aux Etats-Unis. Ayant gagné une notoriété importante, elles sont aujourd’hui un véritable lobby qui se fait entendre, et surtout un formidable réseau pour les femmes entrepreneurs. En témoignent les 7 millions de visiteurs par mois qu’attire le site mompreneursonline.com, le principal site de ce mouvement.
En France, ce sont des femmes âgées de 25 à 40 ans en moyenne, diplômées et souvent cadres en entreprise à Paris ou en Province, qui, pendant leur grossesse, décident de créer leur entreprise. Leur but étant de réussir à concilier vie professionnelle et vie de famille. En effet, les françaises sont à la fois les championnes de la natalité en Europe avec un record de 834 000 naissances en 2008, mais également les femmes les plus actives du continent, avec un taux d’activité de plus de 80% pour les mères d’un enfant. Et créer son business, c’est bien sûr l’opportunité pour elles de pouvoir aménager leur emploi du temps, mais également d’être les seules maîtresses de leur vie professionnelle, ce que ne permet souvent pas le statut de salariée.
Sources
http://femmes.durable.com/a-les-mompreneurs
http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1053667-1,00.html
http://www.magicmaman.com/,les-mompreneurs-des-mamans-accomplies-et-epanouies,2224,1656320.asp
http://www.mompreneurs.fr/
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4. Envoyées spéciales : dernières news de ce qui s'est passé
A. Evénements HEC au féminin
- Puissance et féminité : initiation à la sophrologie, le 17 mà l’Association
Une trentaine de participantes se sont laissées surprendre par Pilar Lopez lors de cet atelier, où il était question de puissance, masculine, féminine, corporelle, spirituelle
Une invitation à solliciter toutes les énergies en nous pour mener à bien nos projets.
La sophrologie nous propose de créer des liens entre cinq axes qui sont autant de « bulles de ressources » : corps, émotion, mental, relation et motivation.
Les exercices auxquels nous sommes invitées nous permettent tour à tour de :
- faire appel à « lhomme qui sommeille en nous » (après un temps de relaxation, nous invitons cette partie masculine à prendre place dans notre corps, en prenant conscience de ses qualités : combattif ? séduisant ? volontaire ? convaincant ?
qualités qui émergent et que nous pouvons nous approprier)
- retrouver nos sources dénergie originelles : celle de lembryon (énergie de vie, énergie de tous les possibles) puis de lenfant (capacité démerveillement) et enfin de ladolescent (énergie « guerrière » qui aide à se construire « contre ») que nous avons été
- partager nos valeurs : chaque participante a choisi une valeur (accueil, partage, « parler vrai », courage, efficacité, disponibilité, fantaisie, grâce
) et a pu lexprimer en communion avec les autres, se sentant ainsi renforcée et portée dans ce quelle souhaite incarner.
Une expérience singulière, dont certaines d'entre nous sont ressorties ressourcées
et les autres, pas entièrement convaincues !
C'est à la Cinémathèque Française qu'a eu lieu la soirée de remise du prix Trajectoires HEC au Féminin. Plus de 300 participantes et participants se sont pressés à la soirée, preuve, sil en fallait encore, du dynamisme du "réseau au 12 000 diplôméeset de lintérêt de valoriser des parcours de femmes exceptionnelles issues dHEC.
Pour la cinquième édition, c'est Laëtitia Puyfaucher (H.97), fondatrice et PDG de l'agence Worldappeal qui a été distinguée (Voir son interview dans la prochaine Revue HEC); Laetitia a créé WordAppeal, agence conseil en communication éditoriale online, en juin 2000. Lauréate en 1999 du Prix Nico Colchester décerné par The Economist et le Financial Times, elle dirige désormais l’agence, le suivi stratégique des clients ainsi que le développement de nouvelles offres.
Emilie Gobin, co-fondatrice de L'Usine à Design a reçu le prix Jeune Pousse. (voir son témoignage dans notre dossier)
Si ces deux entrepreneuses ont été mises à l'honneur, nous retiendrons aussi les magnifiques exemples de femmes donnés lors de la soirée.
Les autres nominées étaient ainsi :
- Nicole Arditti (H. 76), gérante chez Lazard et discrète mais efficace banquière au service des pays en voie de développement,
- Catherine Damesin (H.79), directrice générale de Vulcania, exemple de zénitude et d'épanouissement professionnel en province,
- Annamaria Porzioli (H.07), de MSN et Victoire Finaz de Villaine (M.07), fondatrice de Abanico Chocolats
Et aussi…
- Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, auteure du rapport éponyme sur l'égalité professionnelle hommes-femmes et bientôt d'un autre travail sur la parentalité, qui a dans le paysage institutionnel français une place à nulle autre pareille,
- Jacqueline Laufer, sociologue, professeure émérite à HEC Paris, dont les travaux sur la vie professionnelle et la vie privée continuent d'être des références et dont la réflexion nous nourrit,
- Stéphanie Cardot, fondatrice de To Do Today qui prend très au sérieux son rôle de porte-parole de Trajectoires, tout comme Alix Pradère, Alexia de Bernardy, Valérie Tandeau de Marsac, Laurence Debroux (lauréate 2010) et Elsa Berry (lauréate 2008) que nous avons eu le plaisir de retrouver,
- Emmanuelle Gagliardi, journaliste émérite et responsable de L on Top, un magazine pour les femmes qui vole au-dessus de la mâlée,
- Dominique Hadria, directrice associée de Business & télévisions, qui a conçu et réalisé un film extraordinaire sur donner la parole à nos sponsors,
- Nathalie Decoster, sculptrice de talent, qui a créé le trophée original en fer et bronze et qui produit chaque année un exemplaire numéroté pour la gagnante du prix Trajectoires,
- Isabelle Chollet, directrice associée de l'agence évènementielle Y-E-P qui nous a concocté une soirée inoubliable,
- Alison Smale, responsable Europe du International Herald Tribune, qui nous fait l'amitié de nous soutenir par l'intermédiaire de notre camarade Carina Pierre-Rochard,
- Bénédicte Champenois-Rousseau, sociologue, responsable du prix Trajectoires qui a sur animer avec brio une équipe d'une dizaines de bénévoles (qu'elles oient ic toutes remerciées)
- Anne-Laure Frossard, directrice associée de Tagea Conseil, qui a préparé, administré et présenté le sondage présenté hier soir et dont nous vous reparlerons dans ces colonnes
- Evelyne Sevin, associée chez Egon Zehnder, première présidente d'HEC au Féminin qu'elle a contribué à créer avec Mercedes Erra et Fabienne Schwalbe en 2001,
- Mireille Faugère, directrice générale de l'APHP, membre du bureau de l'Association HEC qui nous fait l'amitié de nous soutenir et de participer à nos évènements aussi souvent que son emploi du temps chargé le permet
Cette manifestation a été rendue possible par le soutien financier et amical de Boston Consulting Group, GDF SUEZ, KPMG, LVMH, Sanofi Aventis et Sodexo. Le International Herald Tribune, L on Top et BFM Business étaient nos partenaires média. Veuve Clicquot a également participé très sympathiquement à la réussite de la soirée.
La soirée Trajectoires n'aurait pas, non plus, été un succès sans les hommes qui y ont participé ou contribué. Tous les évènements HEC au Féminin, rappelons-le, sont ouverts aux hommes et nous tenons particulièrement à remercier Xavier Romatet, président de l'Association HEC de son soutien récurrent au cours des trois dernières années pour les actions et le développement d'HEC au Féminin ainsi que Laurent Allard, directeur général de l'Association HEC, pour son ouverture et son amical soutien depuis déjà un an.
Pour 2012, l’équipe du Prix Trajectoires a besoin de volontaires ! Communication et relations presse, gestion des dossiers de candidature, relations avec les entreprises partenaires : un de ces thèmes vous intéresse et vous avez envie de participer, même pendant une période courte ? alors n’hésitez pas à contacter Anne-Laure.
RV également le 13 septembre au petit déjeuner HEC au féminin pour une présentation détaillée des missions.
anne-laure.frossard@mailhec.com |
Nota : Cet article est une synthèse des articles parus sur le Blog HEC au féminin et dans la Revue HEC. Et dautres articles en ont aussi parlé !
http://www.maviepro.fr/magazine/reseauteuses/deux-entrepreneuses-du-web-couronnees-par-hec-au-feminin
« Le bonheur, ça se travaille ». Le 7 juin dernier, HEC au Féminin a reçu Christophe André, psychiatre, psychothérapeute et auteur d’ouvrages traitant souvent du bonheur, notamment :
. Les états d'âme, un apprentissage de la sérénité. Éditions Odile Jacob, 2009.
. De l’art du bonheur. Éditions de l’Iconoclaste, 2006.
. Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l’estime de soi. Éditions Odile Jacob, 2006.
La question du bonheur s'est toujours posée, et est la question fondatrice de la philosophie grecque. Ce qui a changé aujourd'hui est que le bonheur est un objet de recherche scientifique et non plus seulement philosophique.
Qu'est-ce que le bonheur ?
Bien-être + conscience : le bien-être est transcendé en bonheur par la conscience. Cela a un impact puissant en termes physiologiques et psychologiques. Or, plusieurs problèmes nous empêchent d'avoir cette conscience : Quand notre esprit est préoccupé, nous ne sommes pas ouverts aux petits bonheurs de la vie. Nous sommes également réticents à nous abandonner au bonheur même si on sait qu'il est éphémère; c'est justement la raison pour laquelle le pessimiste, entre autres, est réticent au bonheur, par lucidité (le bonheur ne dure pas..). Nous sommes condamnés à être des « intermittents du bonheur ».
Pourquoi avons-nous besoin du bonheur ?
Parce que nous sommes mortels, c'est le propre de l'homme que d'en avoir conscience. C'est un fardeau que l'on compense avec la conscience du bonheur : "Vivons heureux en attendant la mort", Pierre Desproges. "Depuis que l'homme sait qu'il est mortel, il a du mal à être tout à fait décontracté", Woody Allen.
D'où vient le bonheur ?
De l'argent ? Des études scientifiques ont démontré une déconnexion entre l'évolution du niveau de revenu et la sensation de bonheur, sauf pour les très bas revenus lorsqu'il s'agit de passer de la survie à la vie.
Du lien social ? L'impact biologique du lien social a été prouvé. L'estime de soi, le lien à la nature sont aussi des facteurs de bonheur.
Existe-t-il des différences entre hommes et femmes ? Il apparaît que pour les femmes, la source du bonheur est plus liée à l'altruisme, aux échanges sociaux. Cela semble plus autocentré sur l'estime de soi pour les hommes.
Bonheur et âge de la vie ? Des études ont montré un point bas entre 40 et 50 ans car c'est une période où la pression s'accumule. Avec l'âge, on acquiert des « compétences psychologiques » qui rendent plus intelligents (par rapport au bonheur).
Bonheur et sens de la vie ? L'un et l'autre sont corrélés, dans les deux sens. Ce n'est pas tant le fait que notre vie a un sens qui nous rend heureux, mais un tas de « petits bonheurs » qui donne du sens à notre vie.
Bonheur et état émotionnel ? Des tests en laboratoire ont analysé les effets de notre état émotionnel sur notre vision du monde. Quand on induit de la bonne humeur, les personnes ont plus de capacité à avoir une vision gà prendre plus de recul sur les choses. Cela augmente la capacité de concentration. A contrario, lorsque nous sommes préoccupés, que l'on rumine, nous sommes moins enclins à avoir des activités de récupération; nous préférons régler le problème avant de faire des choses agréables, alors que cela a impact négatif, on risque de « craquer ». Aussi, l'humeur positive pousse les gens à aider les autres : On pense que le bonheur est une notion égoïste alors que c'est l'inverse.
Les facteurs influençant le bonheur
Pour moitié, notre prédisposition ou non au bonheur appelée «ligne de base» est acquise à l'âge adulte et dépend de notre éducation, des liens affectifs que nous avons construits, de notre génétique. 10% dépend des circonstances et de l'environnement. La bonne nouvelle est que 40% est lié aux activités intentionnelles donc dépend de nous !
Et pour conclure......Les pratiques du bonheur
Essayer d'être heureux quand tout va bien ou presque pas trop mal. Nous devons déconnecter l'idée du bonheur de « la plage de sable fin avec cocotiers » !
Développer notre capacité à être heureux malgré l'adversité, alors que l'on a tendance à s'acà un problème tant qu'il n'est pas résolu.
Cultiver le lien social. Ce qui fait la force de l'espèce humaine est son tissu social complexe qui lui permet de développer des stratégies. Le fait d'appartenir à des groupes valorisants est une grande source de bonheur.
Vivre l'instant présent.
Ne pas se contenter de savoir ce qui rend heureux mais le pratiquer : "Nous sommes ce que nous répétons chaque jour", Aristote.
Savoir reconnaître les bonheurs « auto-produits », générés par la vie ordinaire...ce que nous appellerions «les petits bonheurs »...
Pour poursuivre la réflexion sur le bonheur, vous pouvez aller sur le site de Christophe André.
B. Evénements HEC au féminin Lyon, avec les autres grandes écoles et associations lyonnaises
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30 mai : Le stress, le travail : quelles spécificités et quels enjeux pour la santé des femmes ?
avec Pascale LEVET, Directrice Scientifique et Technique de l’ANACT, et Florence CHAPPERT, Responsable du Projet Genre et Conditions de Travail de l’ANACT
L’ANACT a mené une enquête poussée pour identifier les sources de stress au travail et leur implication pour les femmes, en sachant que les statistiques ne sont justement pas « sexuées », et donc très peu d’informations sont disponibles sur les femmes en particulier (sans parler des violences sexistes, verbales ou non , qui en sotn donc pas prises en compte) Mais les chiffres montrent de vraies différences dans les statistiques d’accident du travail (+18% d’arrêt de travail pour les femmes vs -21% pour les hommes), de TMS (+148% pour les femmes vs +73% pour les hommes) ou d’accidents de trajets auxquelles sont sujettes les femmes.
Est-ce parce qu’elles sont plus nombreuses sur les postes exposés au public et à ses doléances, et face auquel il faut cacher ses émotions et « faire semblant » ? Est-ce parce qu’on les positionne plus sur les tâches répétitives et minutieuses ? (mêmes si elles occupent les mêmes emplois que les hommes, leurs tâches ne sont pas les mêmes..) = Répartition sexuée des emplois
Est-ce parce qu’elles font beaucoup de plus de trajets à des heures tardives et fractionnées, sur des horaires atypiques ?(professions de santé, de ménage, caissière ..) , et que la gestion des interactions vie pro/vie perso continue malgré tout de leur incomber en majorité ? = Contraintes temporelles
Les causes peuvent être multiples et doivent faire l’objet de véritables études. Aujourd’hui 37% des femmes interrogées déclarent un mal-être au travail, sans faire le lien avec leurs problèmes de santé ! On a là un véritable enjeu pour l’organisation du travail à l’avenir, qui devra prendre en compte les genres, du point de la différence biologique (et non de la discrimination positive), questionner les critères de parcours et le management des femmes , et faire de la prévention pour les deux sexes..
20 juin : Votre marque sur la Toile, par Sarah SANREY-CLIFF, Responsable Master Option Marketing-Communication-Vente à l'ESDES : une conférence très intéressante et surtout très pratico-pratique sur lemploi des réseaux sociaux, ou comment se construire un capital Marque « moi Inc » sur Facebook, twitter, Viadeo & co Un conseil surtout important : définissez avant toute chose votre « USP » (unique selling proposition), vos talents clés, vos éléments différenciants et vos objectifs : ce seront ces éléments que vous devrez mettre en valeur de façon cohérente et surtout consistante sur les réseaux où vous êtes présentes !
C. Evénements non HEC
- 14 juin http://www.marieclaire.fr/sap/temoignages/homepage même si on y était pas, linitiative est quand même très intéressante ! mais combien dhommes y sont allés ??
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